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Poursuite de la liaison école-collège autour du centenaire de la première guerre mondiale.

Par PHILIPPE PLOUCHARD, publié le jeudi 29 juin 2017 17:34 - Mis à jour le jeudi 29 juin 2017 17:41

Au cours de cette année scolaire, Mr PLOUCHARD, professeur d'histoire-géographie au collège Calmette est intervenu dans une classe de CM2 de l'école Marcelle Detaille à la demande de Me BESSON, professeur des écoles. Cette intervention a eu lieu le jeudi 1er juin. Elle visait à faire comprendre aux élèves de CM2 en quoi cette guerre a été perçue très rapidement par les contemporains comme une guerre différente de toutes les autres par son gigantisme et par l'ampleur des pertes humaines dès les premières semaines de combat. Aussi rapidement le terme de "Grande Guerre" s'impose pour ce premier conflit mondial. De nombreux documents étaient présentés pour permettre la compréhension de cette dimension inhabituelle de la guerre.

A la fin de l'exposé, les questions déjà préparées au cours d'une séance précédente avec Me BESSON ont été posées. Les voici avec les réponses de Mr PLOUCHARD.

Questions des élèves sur la première guerre

 

Jade : Comment les enfants ressentent l'absence de leur père dans les familles ?

L’absence du père pèse sur les enfants car elle est longue (peu de permissions) et parfois définitive (importance des pertes) mais c’est la mère qui devient « chef de famille » pendant l’absence du père.

 

 

Lucas : Est-ce que des soldats français ont trahi la France ?

On a considéré les déserteurs comme des traîtres à la patrie, y compris ceux qui se mutilaient volontairement. En ce cas, il y avait arrestation, passage devant une cour martiale (un tribunal militaire), condamnation parfois à mort et exécution. Lors des attaques au début de la guerre, des officiers étaient chargés d’abattre les soldats qui refusaient de monter à l’attaque ou reculaient et faisaient retour dans la tranchée de départ.

 

Jade : Est-ce que des soldats allemands refusaient la guerre ?

Même réponse que la précédente. On ne peut pas et on ne doit pas refuser de faire la guerre sinon c’est une désertion, passible de la peine de mort.

 

Lucas : est-ce que des soldats restaient à l'arrière pour défendre les femmes et enfants qui restaient ?

 

Les soldats les plus âgés (plus de 40 ans) faisaient partie de la réserve territoriale et étaient chargés de la protection de l’arrière (garde des voies ferrées, des bâtiments publics, etc…)

 

Alycia : temps nécessaire à construire une tranchée ? Comment faisait-il pour les creuser alors que les Allemands étaient en face ?

 

Cela est très variable selon le terrain et/ou les circonstances (proximité des adversaires, intensité des combats). En cas d’attaque et en présence de l’ennemi, chaque soldat se creuse un trou individuel que l’on va ensuite rejoindre avec les voisins pour faire un embryon de tranchée. Les tranchées sont ensuite maintenues en état par des corvées souvent effectuées de nuit.

 

Mathis : arrivait-il que les Allemands aident les Français ?

Très rarement mais il y a eu quelques périodes où les combats étaient arrêtés localement (trêve pour ramasser les cadavres). Quand il n’y avait qu’une source d’eau fraîche à disposition, il y avait parfois des ententes pour disposer de cette ressource indispensable en plein été. Certains ont été plus loin avec des fraternisations en particulier au moment du premier Noël de guerre (1914). Pensez au film « Joyeux Noël ».

 

 

 

 

Alexandre : comment les soldats se lavaient-il ?

On ne peut pas se laver, se raser voire se déshabiller en première ligne. Très rapidement, on utilisera le terme de « poilus » pour désigner ces soldats revenant des tranchées, sales, barbus et fourbus. Se laver n’est possible qu’à l’arrière (après une période de 8 jours passés dans les tranchées). On commence d’abord à dormir puis c’est le grand nettoyage.

 

Alycia : pouvait-on être tué pendant la nuit ?

Oui, bien entendu car la guerre a lieu 24 heures sur 24. De plus, l’obscurité de la nuit permet des activités qui ne peuvent avoir lieu dans la journée : réparation des obstacles devant la tranchée (pose de fils de fer barbelé), creusement de nouvelles tranchées, corvée de munitions et aller-retour des hommes-soupe jusqu’à la cuisine roulante à l’arrière mais aussi les opérations dans le no man’s land (faire des prisonniers, repérer les positions ennemies, préparer une attaque en coupant les fils de fer barbelé). Si des fusées éclairantes sont envoyées, les soldats qui œuvrent la nuit se retrouvent en grand danger.

 

Cecilia : les soldats pouvaient ils rentrer chez eux pour voir leur famille ?

Les permissions sont rares et parfois de courte durée. Pendant les premiers mois de guerre, aucune permission accordée puis des tours de permission sont mis en place dans chaque unité. Mais pour une permission de 8 jours, il faut parfois compter deux jours de voyage pour atteindre ses proches mais aussi deux jours pour rejoindre son unité. Il reste très peu de jours avec les proches qui parfois demandent au soldat permissionnaire d’effectuer quelques travaux agricoles.

 

Lucas : avait-on creusé des tunnels pour passer en dessous de l'ennemi ?

Oui, on fait des tunnels (des sapes) qui permettent de s’approcher des premières lignes ennemies. Sous ces dernières, on creuse une large cavité dans laquelle on place une importante quantité d’explosif. C’est ce que l’on appelle une mine provoquant un gigantesque cratère et la mort des nombreux occupants de la tranchée.

 

Morgane : y avait-il des moments ou les Français communiquaient avec les Allemands ?

 

La communication est rare. Pourtant les lignes sont parfois très proches (20 à 30 mètres séparent les deux lignes ennemies). Souvent, on s’insulte mais il arrive qu’une réelle communication se mette en place pour décider d’une trêve temporaire de quelques heures. De plus rapidement, les combattants se rendent compte qu’ils subissent les mêmes conditions de vie misérable et les mêmes souffrances.

 

Jade : ceux qui se chargeaient des ravitaillements risquaient -ils leur vie ?

Oui, bien évidemment puisqu’ils quittaient la sécurité de la tranchée. Souvent cette corvée partait en début de nuit pour rejoindre la cuisine roulante et revenait chargée de la nourriture en fin de nuit. Parfois les hommes-soupe se font tuer et donc l’unité se retrouve sans ravitaillement pendant une journée entière. Parfois, ils se sont couchés dans la terre et la boue lors des bombardements et la nourriture est souillée. On leur en fait reproche.

 

 

 

Raphaëlle : les soldats avaient ils souvent des nouvelles de leur famille ?

Oui, les soldats reçoivent en général de nombreuses lettres de leur famille et de leurs amis. Par contre, ce n’est pas le cas des soldats des régions occupées qui sont totalement isolés de leur famille. C’est le cas des soldats wasquehaliens.

 

Elsa : pouvaient-ils écrire à leur famille librement ?

Oui, en théorie, ils écrivent tous les jours, parfois deux fois par jour et cela librement. Mais, ils ne peuvent donner des informations sur les lieux où ils combattent. Ils précisent seulement le secteur postal concerné. Par contre, l’autorité fait ouvrir une partie des courriers pour vérification et contrôle. Et parfois la lettre ne sera jamais transmise à son destinataire.

 

Léa : les soldats pouvaient -ils mourir autrement que du à l'artillerie ?

Oui, bien entendu même si les ¾ des morts sont des victimes des obus. Certains pouvaient être touchés par balle (fusils, mitrailleuses) ou tués à l’arme blanche (baïonnette, couteau, voire pelle). Enfin, d’autres étaient victimes de maladies contractées en service, à cause notamment de l’hygiène déplorable.

 

Alycia : avec quoi écrivent-ils ?

Bien souvent, ils écrivent à l’encre à l’arrière mais lorsqu’ils sont en première ligne, on utilise surtout le crayon.

 

Tiphaine : sont-ils en sécurité quand ils vont à l'infirmerie ?

Non, les postes de secours où se trouvent le médecin-major sont à proximité des tranchées de première ligne, donc susceptibles d’être la cible des obus. De plus, les blessés sont diminués physiquement et doivent parfois se rendre seuls au poste de secours avec parfois des conséquences dramatiques (des blessés se sont noyés dans la boue des tranchées ou des trous d’obus).

 

Cecilia : les hommes sont-ils obligés de se battre ?

Oui, cela fait partie des obligations, des devoirs du citoyen.

 

Alycia : A partir de quel âge allons-nous a la guerre ?

Les soldats sont appelés à servir en fonction de leur classe d’âge, dans l’année de leurs 20 ans. Mais la guerre demandant beaucoup d’hommes, les classes d’âge ont été devancées. Ainsi la classe d’âge 1917, donc les hommes nés en 1897 ont été incorporés à compter de janvier 1916. Donc, certains de ces soldats n’avaient que 18 ans. Des adolescents ont cherché à se faire enrôler avant l’âge requis en trichant sur leur date de naissance.

 

Morgane : A partir de quel âge on n'est plus obligé d'aller à la guerre ?

Pendant la guerre et toujours pour des raisons de manque d’hommes, on a mobilisé les classes d’âge les plus anciennes (entre 48 et 50 ans). Donc, on peut répondre à la question en disant 50 ans.

 

Jade : peut-on parler des noms des morts dans leur lettre ?

Oui, bien entendu mais on doit éviter de donner l’unité dans laquelle il combattait et surtout le lieu du décès s’il est dans la zone du front.

 

Quand ils n'ont plus de munition que font-ils ?

S’il n’y a pas d’action militaire, on attend la nuit pour recevoir le ravitaillement pour les hommes et pour les armes. On peut aussi récupérer les munitions sur les cadavres. Enfin, en cas d’attaques ennemies, on se bat avec les armes blanches (le couteau de tranchée), voire avec les outils (la pelle)

 

Raphaëlle : étaient-ils préparés à la guerre avant le début du conflit ?

Oui, car le service militaire était de 24 mois jusqu’en 1913, puis à partir de l’été 1913, le service est porté à 36 mois donc 3 ans. Avant de rejoindre le front, les jeunes soldats font des exercices dans les casernes et les champs de manœuvre.

 

Alexandre : comment allait-on à l’arrière aux champs de bataille ?

Dans les tranchées, les soldats attendent avec impatience la relève, c’est-à-dire les soldats qui vont les remplacer dans cette partie du front. Quant à eux, ils rejoindront l’arrière comme ils sont arrivés : de nuit, à pied, en passant par les boyaux, puis les routes qui les amèneront à leur lieu de cantonnement (arrivée au petit matin après plusieurs kilomètres de marche)

 

Amir : y a-t-il un âge pour conduire un char et faut-il un permis ?

Il n’y a pas d’âge requis pour conduire un char et il n’y a pas de permis. Il suffit d’être volontaire mais ils ne sont pas très nombreux car le char est une arme nouvelle, qui ne fait pas preuve d’une grande efficacité dans les premiers combats en 1916 et 1917 et qui à cause de sa lenteur et de sa grosseur le rend visible à l’ennemi et donc une cible idéale pour l’artillerie adverse.

 

Mathis : tous les Américains étaient-ils alliés aux Français ?

En théorie oui, mais en réalité les Etats-Unis étant au début du XXème siècle un grand pays d’immigration européenne, il y a des citoyens américains ayant une origine allemande ou autrichienne. Certains sont revenus se battre dans les armées de leur pays d’origine. Les autres étaient très surveillés voire enfermés.

 

Cecilia : avaient-ils des photos de leur famille sur eux ?

Oui, la photographie s’est fortement développée. Ils ont donc sur eux des photos de leurs proches. De même, ils font des photos sur le front, avec leurs camarades et les envoient à leur famille.

 

Candice : comment sait-on qu'il y a des déserteurs ? Appel ? Combien sont-ils à déserter ?

 

Il y a quelques déserteurs mais ils sont vite récupérés, jugés et condamnés. Par contre, certains se mutilent par exemple la main pour pouvoir être rapatrié à l’arrière. Mais attention, si on s’aperçoit que la blessure est volontaire, c’est la cour martiale, le jugement et souvent la condamnation à mort avec une exécution dans les 24 à 48 heures (surtout au début de la guerre : 1914-1915)

 

Aimie : les femmes cachaient-elles leur enfant pour pas qu'ils partent au front ?

Non, les hommes comme les femmes savent que la guerre des tranchées demande de nombreux combattants. Pas question pour eux de s’y opposer.

 

Léa : nombres d'obus qui ont éclaté ?

Des centaines de millions d’obus ont été utilisés. Pour la bataille de Verdun qui se déroule sur un territoire relativement réduit et sur une durée de 10 mois (du 21 février à la mi-décembre 1916), 53 millions d’obus ont été tirés.

 

Le poids de leur paquetage ? Et qu'avaient dedans ?

Le poids réglementaire du paquetage est de 25 kg mais il faut y ajouter des effets personnels, donc 30 à 35 kg me semble être le poids habituel.

Réglementairement, on y trouve une gamelle individuelle, le livret militaire, une paire de lacets de rechange, un deuxième mouchoir, un bonnet de police, une deuxième chemise, une courroie de 75 cm pour la capote, un savon, une deuxième musette contenant une seconde paire de brodequins, une trousse de couture garnie, une cuillère, un peigne, deux jours de vivre (12 petits biscuits, 2 boites individuelles de viande conserve, 2 rations de potage, de riz, de sel, de sucre et de café). Il faut y ajouter les effets personnels, les denrées envoyées par les proches, etc…

 

Les familles annoncent-elles tout de suite la mort des pères ?

Le décès est annoncé aux familles par simple courrier, parfois par les gendarmes ou par le maire du village. Sans doute les enfants sont-ils au courant rapidement. Dans le village, tout le monde connaît l’identité des morts. Donc il est inutile de cacher la vérité aux enfants.

 

 

Elsa : pourquoi on n’envoie pas les femmes et les enfants à la guerre ?

Pour ce qui est des enfants, il y a une question d’âge tout simplement. Pour les femmes, la notion d’égalité entre les hommes et les femmes n’existe absolument pas. Les femmes ne votent pas, n’ont aucune autorité sur les enfants (autorité paternelle), ne peuvent travailler sans l’autorisation du mari. Les seules femmes présentes à proximité des combattants mais à l’arrière sont les infirmières.

 

Jade : quels sont les différents postes et leur position dans les tranchées ?

Dans les tranchées, il y a des soldats d’infanterie chargés de la garde de la tranchée, de répondre aux attaques ennemies ou d’attaquer eux-mêmes. Il faut y ajouter des soldats du génie, chargés de la maintenance des tranchées et des obstacles de défense (fil de fer barbelés). On trouve aussi des serveurs de mitrailleuses et des obusiers de tranchées. Enfin, il peut y avoir un ou deux observateurs des pièces d’artillerie situées quelques kilomètres à l’arrière.

 

Le traumatisme sur les enfants ?

Cela dépend bien évidemment de l’âge. Mais les enfants parlent continuellement de la guerre. Même les contes ont changé : le vilain loup est remplacé par l’ignoble boche (Allemand)

 

 

Morgane : Les armes arrivaient-elles facilement sur le champ de bataille ?

Il faut des transports fréquents pour amener les armes et munitions dans les premières lignes. La dernière étape est effectuée par les soldats sous la forme d’une corvée de nuit (moins dangereux mais on se perd plus facilement car toutes les tranchées et les boyaux se ressemblent la nuit)

 

Raphaëlle : si les Etats-Unis n'étaient pas intervenu la guerre se serait terminée ainsi ? Pourquoi ils interviennent ?

 

La guerre aurait sans doute duré deux ou trois ans de plus. L’entrée en guerre des Etats-Unis en avril 1917 fait pencher la balance du côté des Alliés car c’est un géant économique mais un nain militaire (une armée peu importante peu armée). Aussi les soldats arriveront très nombreux sur le front au printemps et surtout en été 1918.

La raison qui a conduit les Etats-Unis à rentrer en guerre est la guerre sous-marine à outrance lancée par les Allemands au début 1917. Tous les navires qui transportent des marchandises vers l’Angleterre et la France sont coulés. On y trouve des navires américains.

 

Alexandre : Une guerre mondiale pourtant le monde entier n'est pas concerné ? Espagne Portugal entre autre

 

De nombreux pays sont en guerre. On peut donc parler de guerre mondiale. Pour l’Espagne, c’est vrai, le pays est resté neutre mais le Portugal rentre dans la guerre aux côtés des Alliés (France, Royaume-Uni). Il y a d’ailleurs des cimetières portugais le long de la ligne de front y compris en Flandre.

 

Alycia : comment l'armée fait l'annonce des morts dans les familles ?

J’ai déjà répondu à cette question précédemment.

 

La guerre à Wasquehal ?

Wasquehal est occupée par les Allemands entre octobre 1914 et octobre 1918. Il y aura à Wasquehal des camps d’entrainement, de manœuvre pour l’armée allemande (près du collège) et même un terrain d’aviation dans le quartier du Haut-Vinage. Nous ne sommes pas très loin de la zone du front. L’occupation est très dure pour les habitants de Wasquehal (6 civils ont été tués et sont inscrits sur le monument aux morts). Au total, 214 noms de soldats « Morts pour la France » sur le monument aux morts inaugurés en septembre 1923.

 

Les enfants apprennent quoi a l'école ?

On apprend surtout à lire et à compter. On apprend aussi dans cette période de guerre le patriotisme.

 

On allait à l'école à quel âge ?

A l’époque, l’école est obligatoire de 6 à 12 ans.

 

Comment on arrête la guerre ?

Il faut d’abord arrêter les combats (armistice) puis il faut négocier la paix afin de signer le traité de paix. Pour cela, chaque camp veut être en position de force. Donc la guerre continue jusqu’au moment où un camp estime qu’il lui est impossible de renverser la tendance et de retrouver une position de force (les Allemands à l’automne 1918)

 

Cecilia : avaient-ils des uniformes de rechange ? Pouvaient-ils laver leurs vêtements ?

 

Non, ils n’ont pas de vêtements et d’uniforme de rechange. Un soldat a été exécuté parce qu’il avait demandé un nouveau pantalon et qu’il avait refusé de porter le pantalon tâché de sang d’un soldat mort. On ne peut laver les vêtements qu’à l’arrière.

 

Léa : nombres d'usines d'armement ?

Combien de survivants ?

 

Difficile à dire car il y a aussi des survivants mais marqués à vie dans leur chair (mutilés, aveugles, « gueules cassées ») ou dans le tête (le souvenir des horreurs de la guerre, des camarades morts provoque des cauchemars et des désespoirs)

 

Raphaëlle : nombre de morts par obus ?

On peut estimer une proportion de ¾ pour ceux qui furent tués par obus.

 

Jade : y a-t-il des jours sans combats ? Jours fériés ?

Aucun, on se bat tous les jours, y compris les jours fériés mais parfois localement les adversaires de premières lignes décident de faire une trêve et entament une fraternisation. Mais passé ce moment, on se tue de nouveau.